Suites, sommes et sériesFolgen, Summen und Reihen
Trois pages du formulaire, expliquées formule par formule : ce que c'est, pourquoi elle existe, comment on s'en sert. Phrases courtes. Un exemple chiffré partout. Et de quoi manipuler les formules soi-même. Drei Seiten der Formelsammlung, Formel für Formel erklärt: was sie ist, warum es sie gibt, wie man sie anwendet. Kurze Sätze. Überall ein Zahlenbeispiel. Und Werkzeuge, um die Formeln selbst auszuprobieren.
0Les symbolesDie Zeichen
Une formule n'est pas difficile. C'est une phrase écrite en abrégé. Voici le dictionnaire. Tapez dans le champ de filtre en haut pour retrouver un symbole.
Eine Formel ist nicht schwierig. Sie ist ein abgekürzt geschriebener Satz. Hier ist das Wörterbuch. Tippen Sie oben ins Filterfeld, um ein Zeichen zu finden.
| Symbole | Français | Deutsch |
|---|---|---|
| n | Un rang. Une position dans la liste. Toujours un nombre entier. | Eine Stelle. Eine Position in der Liste. Immer eine ganze Zahl. |
| tₙ | Le terme qui occupe la position n. Le petit chiffre en bas n'est pas une multiplication : c'est un numéro de place. | Das Glied an der Stelle n. Die kleine Zahl unten ist keine Multiplikation, sondern eine Platznummer. |
| t₁ | Le tout premier terme. Le point de départ. | Das allererste Glied. Der Ausgangspunkt. |
| tₙ₋₁ | Le terme juste avant celui de rang n. Le voisin de gauche. | Das Glied unmittelbar vor der Stelle n. Der linke Nachbar. |
| r | La raison. Le pas de la progression : ce qu'on ajoute, ou ce par quoi on multiplie. | Die Differenz (arithmetisch) oder der Quotient (geometrisch). Der Schritt der Folge. |
| Sₙ | La somme des n premiers termes. | Die Summe der ersten n Glieder. |
| S∞ | La somme de tous les termes, sans s'arrêter jamais. | Die Summe aller Glieder, ohne jemals aufzuhören. |
| ∞ | Pas un nombre. Une direction : « ça continue sans fin ». | Keine Zahl. Eine Richtung: «es geht endlos weiter». |
| Σ | Un grand S grec. Il dit : additionne tout ce qui suit. Le bas dit où commencer, le haut où s'arrêter. | Ein grosses griechisches S. Es sagt: addiere alles Folgende. Unten steht der Anfang, oben das Ende. |
| k | Un compteur. Il prend toutes les valeurs l'une après l'autre. | Ein Zähler. Er nimmt alle Werte nacheinander an. |
| uk | Le terme numéro k. Même idée que tₙ : la lettre change, le sens non. | Das Glied Nummer k. Gleiche Idee wie tₙ: der Buchstabe wechselt, der Sinn nicht. |
| sₙ | La somme partielle : on additionne les n premiers termes et on s'arrête là. | Die Teilsumme: man addiert die ersten n Glieder und hört dort auf. |
| lim | La valeur vers laquelle on se dirige quand on continue très longtemps. On ne l'atteint pas forcément. | Der Grenzwert: der Wert, dem man zustrebt, wenn man sehr lange weitermacht. Man erreicht ihn nicht unbedingt. |
| → | « tend vers », « se rapproche de ». | «strebt zu», «nähert sich». |
| |r| | La valeur absolue : le nombre sans son signe. |−3| vaut 3. | Der Betrag: die Zahl ohne ihr Vorzeichen. |−3| ist 3. |
| rⁿ | r multiplié par lui-même n fois. | r n-mal mit sich selbst multipliziert. |
| ᵏ√uk | La racine k-ième : quel nombre, élevé à la puissance k, redonne uk ? | Die k-te Wurzel: welche Zahl ergibt, in die k-te Potenz erhoben, wieder uk? |
| c | Un nom donné au résultat d'une limite, pour pouvoir en parler ensuite. | Ein Name für das Ergebnis eines Grenzwerts, um anschliessend davon sprechen zu können. |
t₂ veut dire « le deuxième terme ».
t² veut dire « t multiplié par t ». Le premier est en bas, le second est en haut.t₂ heisst «das zweite Glied».
t² heisst «t mal t». Das erste steht unten, das zweite oben.1Les progressionsDie Folgen
Une progression, c'est une liste de nombres construite avec une règle fixe. Toujours la même règle, d'un terme au suivant. Il n'y en a que deux sortes.
Arithmétique : on ajoute toujours la même chose. 3, 7, 11, 15, 19…
Géométrique : on multiplie toujours par la même chose. 3, 6, 12, 24, 48…
Voilà. Tout le chapitre découle de ces deux phrases.
Eine Folge ist eine Liste von Zahlen, die nach einer festen Regel gebildet wird. Immer dieselbe Regel, von einem Glied zum nächsten. Es gibt nur zwei Arten.
Arithmetisch: man addiert stets dasselbe. 3, 7, 11, 15, 19…
Geometrisch: man multipliziert stets mit demselben. 3, 6, 12, 24, 48…
Das ist alles. Das ganze Kapitel folgt aus diesen zwei Sätzen.
1.1 · La règle de constructionDie Bildungsregel
Ça dit comment fabriquer un terme à partir du précédent.
« Le terme de rang n égale le terme d'avant, plus la raison. »
Sie sagt, wie man ein Glied aus dem vorangehenden bildet.
«Das Glied an der Stelle n ist das vorherige Glied plus die Differenz.»
C'est la définition. C'est l'ADN de la progression.
Tout le reste du tableau n'est qu'une conséquence de cette ligne.
Das ist die Definition. Das ist die DNA der Folge.
Alles Übrige in der Tafel ist nur eine Folge dieser einen Zeile.
On part du premier terme. On applique la règle. On recommence.
Parfaite pour avancer pas à pas. Mauvaise pour aller loin.
Pour le 500ᵉ terme, il faudrait 499 opérations. D'où la formule suivante.
Man beginnt beim ersten Glied. Man wendet die Regel an. Man wiederholt.
Ideal für Schritt um Schritt. Schlecht für weite Sprünge.
Für das 500. Glied bräuchte man 499 Rechnungen. Daher die nächste Formel.
1.2 · Le terme de rang nDas Glied an der Stelle n
C'est le raccourci. Il donne n'importe quel terme d'un coup, sans passer par tous ceux d'avant.
Das ist die Abkürzung. Sie liefert jedes beliebige Glied auf einen Schlag, ohne alle vorangehenden durchzugehen.
Parce qu'aller de proche en proche est trop lent.
On veut sauter directement à la bonne place.
Weil Schritt für Schritt zu langsam ist.
Man will unmittelbar an die richtige Stelle springen.
On compte les pas, pas les termes.
Du 1ᵉʳ au 5ᵉ terme, on fait 4 pas. Pas 5.
C'est toute l'explication du n − 1. Il n'y a rien d'autre.
Chaque pas ajoute r → on ajoute r un nombre de fois égal à n − 1.
Chaque pas multiplie par r → on multiplie autant de fois : c'est rⁿ⁻¹.
Man zählt die Schritte, nicht die Glieder.
Vom 1. zum 5. Glied macht man 4 Schritte. Nicht 5.
Das ist die ganze Erklärung für n − 1. Mehr steckt nicht dahinter.
Jeder Schritt addiert r → man addiert r genau n − 1 mal.
Jeder Schritt multipliziert mit r → ebenso oft: das ist rⁿ⁻¹.
t₁ + 0 × r = t₁ ✓ t₁ × r⁰ = t₁ ✓
Avec
n au lieu de n − 1, ça ne tombe pas juste. C'est ainsi qu'on repère l'erreur.t₁ + 0 × r = t₁ ✓ t₁ × r⁰ = t₁ ✓
Mit
n statt n − 1 stimmt es nicht. So erkennt man den Fehler.1.3 · La symétrieDie Symmetrie
Prenez un terme un peu après le début. Prenez le terme aussi loin avant la fin.
Additionnez-les : vous retombez sur la somme du premier et du dernier.
Nehmen Sie ein Glied kurz nach dem Anfang. Nehmen Sie das Glied ebenso weit vor dem Ende.
Addieren Sie beide: Sie erhalten wieder die Summe des ersten und des letzten.
Ce qu'on gagne d'un côté, on le perd de l'autre.
Avancer de deux places ajoute deux fois la raison. Reculer de deux l'enlève deux fois.
Les deux mouvements s'annulent exactement.
Was man auf der einen Seite gewinnt, verliert man auf der anderen.
Zwei Plätze vorwärts addiert die Differenz zweimal. Zwei Plätze rückwärts entfernt sie zweimal.
Beide Bewegungen heben sich genau auf.
Presque jamais utilisée telle quelle en exercice.
Elle sert à démontrer la formule de la somme. C'est son vrai métier.
In Übungen fast nie unmittelbar gebraucht.
Sie dient dem Beweis der Summenformel. Das ist ihre eigentliche Aufgabe.
1.4 · La somme arithmétiqueDie arithmetische Summe
Le nombre de termes, multiplié par la moyenne du premier et du dernier.
Die Anzahl der Glieder, multipliziert mit dem Mittelwert des ersten und des letzten.
Écrivez la liste. Écrivez-la une seconde fois, à l'envers, en dessous.
Additionnez colonne par colonne : chaque colonne donne le même total, t₁ + tₙ.
Il y a n colonnes → le total vaut n × (t₁ + tₙ).
Mais on a compté la liste deux fois. On divise par deux.
Schreiben Sie die Liste auf. Schreiben Sie sie ein zweites Mal darunter, rückwärts.
Addieren Sie spaltenweise: jede Spalte ergibt dieselbe Summe, t₁ + tₙ.
Es gibt n Spalten → die Summe ist n × (t₁ + tₙ).
Doch man hat die Liste zweimal gezählt. Man teilt durch zwei.
1.5 · La somme géométriqueDie geometrische Summe
Deux écritures du même résultat.
La première si l'on connaît le premier terme et le nombre de termes.
La seconde si l'on connaît le dernier terme.
Zwei Schreibweisen desselben Ergebnisses.
Die erste, wenn man das erste Glied und die Anzahl kennt.
Die zweite, wenn man das letzte Glied kennt.
Appelez S la somme. Multipliez tout par r : c'est la même liste, décalée d'un cran.
Soustrayez l'une de l'autre : tout le milieu s'annule.
Il ne reste que deux termes, celui du début et celui de la fin. D'où la formule.
Nennen Sie die Summe S. Multiplizieren Sie alles mit r: dieselbe Liste, um eins verschoben.
Subtrahieren Sie die eine von der anderen: die ganze Mitte hebt sich auf.
Es bleiben nur zwei Glieder, das erste und das letzte. Daher die Formel.
Une seule précaution : la raison ne doit pas valoir 1.
Sinon on diviserait par zéro. Et si r = 1, tous les termes sont égaux : la somme vaut n × t₁.
Nur eine Vorsicht: der Quotient darf nicht eins sein.
Sonst teilte man durch null. Ist r = 1, so sind alle Glieder gleich: die Summe ist n × t₁.
1.6 · La somme infinieDie unendliche Summe
On additionne une infinité de termes. Et on obtient un nombre fini.
Man addiert unendlich viele Glieder. Und erhält eine endliche Zahl.
Si la raison est plus petite que 1 en taille, les termes rétrécissent très vite.
Au bout d'un moment, ce qu'on ajoute ne change plus rien.
Techniquement : dans la formule de 1.5, rⁿ s'écrase vers zéro. Il disparaît. Reste t₁/(1 − r).
Ist der Quotient dem Betrag nach kleiner als eins, so schrumpfen die Glieder sehr rasch.
Irgendwann ändert das, was man hinzufügt, nichts mehr.
Rechnerisch: in der Formel 1.5 strebt rⁿ gegen null und verschwindet. Es bleibt t₁/(1 − r).
On vérifie d'abord que |r| < 1. Toujours. C'est la porte d'entrée.
Si la condition n'est pas remplie, la somme n'existe pas. Il n'y a rien à donner.
Zuerst prüft man, ob |r| < 1 ist. Immer. Das ist die Eintrittstür.
Ist die Bedingung nicht erfüllt, so existiert die Summe nicht. Es gibt nichts anzugeben.
2Les sommes de puissancesDie Potenzsummen
Ici on change de sujet. On n'additionne plus une progression : on additionne les entiers, puis leurs carrés, puis leurs cubes.
Le petit k en haut de Sₙᵏ n'est pas une puissance. C'est une étiquette : « la version puissance k ».
Hier wechselt das Thema. Man addiert keine Folge mehr, sondern die ganzen Zahlen, dann ihre Quadrate, dann ihre Kuben.
Das kleine k oben bei Sₙᵏ ist keine Potenz, sondern eine Etikette: «die Fassung für die k-te Potenz».
| SommeSumme | Addition terme à termeGlied für Glied addiert | Par la formuleNach der Formel |
|---|
Entiers. Le rang, fois son voisin de droite, divisé par deux. C'est la formule 1.4 appliquée à 1, 2, 3, 4…
Carrés. Trois facteurs : n, puis n + 1, puis 2n + 1. On divise par 6.
Cubes. C'est le carré de la somme des entiers. Toujours.
Quatrièmes. Les trois mêmes facteurs que les carrés, plus un quatrième, divisé par 30.
Ganze Zahlen. Die Stelle mal ihren rechten Nachbarn, geteilt durch zwei. Es ist Formel 1.4, angewandt auf 1, 2, 3, 4…
Quadrate. Drei Faktoren: n, dann n + 1, dann 2n + 1. Man teilt durch 6.
Kuben. Es ist das Quadrat der Summe der Zahlen. Immer.
Vierte Potenzen. Dieselben drei Faktoren wie bei den Quadraten, plus ein vierter, geteilt durch 30.
Ce ne sont plus des progressions : les écarts changent à chaque pas. Aucune astuce simple ne marche.
Mais une régularité demeure : la somme des puissances k donne toujours un polynôme de degré k + 1.
Son terme dominant vaut nk+1/(k + 1), l'aire sous la courbe. Ces formules sont la version exacte d'une intégrale.
Es sind keine Folgen mehr: die Abstände ändern sich bei jedem Schritt. Kein einfacher Trick greift.
Doch eine Regelmässigkeit bleibt: die Summe der k-ten Potenzen ergibt stets ein Polynom vom Grad k + 1.
Sein führendes Glied ist nk+1/(k + 1), die Fläche unter der Kurve. Diese Formeln sind die exakte Fassung eines Integrals.
3Les sériesDie Reihen
Une suite, c'est une liste. Une série, c'est ce qu'on obtient en additionnant cette liste jusqu'à l'infini.
Ce n'est pas la même chose. C'est la distinction centrale du chapitre.
Eine Folge ist eine Liste. Eine Reihe ist das, was man erhält, wenn man diese Liste bis ins Unendliche addiert.
Das ist nicht dasselbe. Es ist die zentrale Unterscheidung des Kapitels.
3.1 · Ce que veut dire « converger »Was «konvergieren» heisst
On ne sait pas additionner une infinité de nombres. Alors on triche.
On additionne le 1ᵉʳ. Puis les 2 premiers. Puis les 3 premiers. Et ainsi de suite.
On obtient une nouvelle liste : celle des totaux intermédiaires.
Unendlich viele Zahlen zu addieren können wir nicht. Also behelfen wir uns.
Man addiert das 1. Glied. Dann die 2 ersten. Dann die 3 ersten. Und so fort.
Man erhält eine neue Liste: die der Zwischensummen.
Parce que ce détour transforme un problème impossible en un problème connu.
« Combien vaut cette somme infinie ? » devient « vers quoi tend cette liste de totaux ? ».
Et ça, on sait le faire : c'est une limite.
Weil dieser Umweg ein unmögliches Problem in ein bekanntes verwandelt.
«Wie gross ist diese unendliche Summe?» wird zu «welchem Wert strebt diese Liste von Summen zu?».
Und das können wir: es ist ein Grenzwert.
Les totaux se stabilisent autour d'une valeur → la série converge. Cette valeur est sa somme.
Les totaux partent à l'infini ou oscillent sans se fixer → la série diverge. Il n'y a pas de somme.
Le laboratoire ci-dessus dessine exactement cette liste de totaux.
Die Summen pendeln sich auf einen Wert ein → die Reihe konvergiert. Dieser Wert ist ihre Summe.
Die Summen laufen ins Unendliche oder schwanken ohne Halt → die Reihe divergiert. Es gibt keine Summe.
Das Labor oben zeichnet genau diese Liste von Summen.
3.2 · Le critère de divergenceDas Divergenzkriterium
Le premier réflexe. Le test de trois secondes.
Der erste Reflex. Der Drei-Sekunden-Test.
Si les termes ne deviennent pas minuscules, on ajoute sans arrêt des quantités non négligeables.
Le total ne peut pas se stabiliser. C'est du simple bon sens.
Werden die Glieder nicht winzig, so addiert man unablässig nicht vernachlässigbare Beträge.
Die Summe kann sich nicht einpendeln. Das ist schlichter gesunder Menschenverstand.
Ce critère fonctionne dans un seul sens.
Termes qui ne tendent pas vers zéro → diverge. Certain.
Termes qui tendent vers zéro → on ne sait rien. Il faut continuer à chercher.
Dieses Kriterium wirkt nur in einer Richtung.
Glieder, die nicht gegen null streben → divergiert. Sicher.
Glieder, die gegen null streben → man weiss nichts. Man muss weitersuchen.
Les termes tendent bien vers zéro. Et pourtant la somme grandit sans limite. Elle est juste très lente : il faut des milliards de termes pour dépasser 20. Mais elle ne s'arrête jamais.
La phrase à retenir : tendre vers zéro est nécessaire, mais pas suffisant.
Essayez-la dans le laboratoire ci-dessus : la courbe monte toujours.
Die Glieder streben sehr wohl gegen null. Und dennoch wächst die Summe unbegrenzt. Sie ist bloss sehr langsam: es braucht Milliarden von Gliedern, um 20 zu überschreiten. Aber sie hört nie auf.
Der Merksatz: gegen null zu streben ist notwendig, aber nicht hinreichend.
Probieren Sie es im Labor oben: die Kurve steigt immer weiter.
3.3 · La convergence absolueDie absolute Konvergenz
On efface tous les signes moins. On rend tous les termes positifs.
Si ça converge encore dans ces conditions, c'est du solide.
Man tilgt alle Minuszeichen. Man macht alle Glieder positiv.
Konvergiert es auch dann noch, so ist es solide.
Les signes moins aident à converger : ils annulent une partie de ce qu'on vient d'ajouter.
Une série qui converge même privée de cette aide converge pour de bon.
Die Minuszeichen helfen beim Konvergieren: sie heben einen Teil des eben Addierten wieder auf.
Eine Reihe, die auch ohne diese Hilfe konvergiert, konvergiert wirklich.
Usage très pratique : les critères suivants n'acceptent que des termes positifs.
Votre série a des signes qui alternent ? Passez-la en valeurs absolues, puis testez.
Si ça converge : gagné, la série d'origine converge aussi.
Si ça diverge : attention, vous ne pouvez rien en conclure sur la série d'origine.
Sehr praktischer Nutzen: die folgenden Kriterien lassen nur positive Glieder zu.
Ihre Reihe hat wechselnde Vorzeichen? Gehen Sie zu den Beträgen über und prüfen Sie.
Konvergiert es: gewonnen, die ursprüngliche Reihe konvergiert ebenfalls.
Divergiert es: Vorsicht, über die ursprüngliche Reihe folgt daraus nichts.
3.4 · Le critère du quotient (d'Alembert)Das Quotientenkriterium
c < 1 → converge / konvergiert · c = 1 → doute / Zweifel · c > 1 → diverge / divergiert
On compare chaque terme au précédent. On divise l'un par l'autre.
Cette division répond à une question simple : de combien la liste rétrécit-elle à chaque pas ?
Man vergleicht jedes Glied mit dem vorangehenden. Man teilt das eine durch das andere.
Diese Division beantwortet eine einfache Frage: um wie viel schrumpft die Liste bei jedem Schritt?
Souvenez-vous de la somme géométrique infinie : elle converge si |r| < 1.
Ce critère demande : ma série se comporte-t-elle, à la longue, comme une géométrique ?
Et si oui, avec quelle raison ? Cette raison, c'est c.
On applique ensuite la règle des progressions géométriques. La même idée, recyclée.
Erinnern Sie sich an die unendliche geometrische Summe: sie konvergiert, wenn |r| < 1.
Dieses Kriterium fragt: verhält sich meine Reihe auf die Dauer wie eine geometrische?
Und wenn ja, mit welchem Quotienten? Dieser Quotient ist c.
Danach wendet man die Regel der geometrischen Folgen an. Dieselbe Idee, wiederverwertet.
3.5 · Le critère de la racine (Cauchy)Das Wurzelkriterium
c < 1 → converge / konvergiert · c = 1 → doute / Zweifel · c > 1 → diverge / divergiert
Même conclusion, autre chemin.
On demande : si mon terme était une puissance k-ième, quelle en serait la base ?
Derselbe Schluss, ein anderer Weg.
Man fragt: wäre mein Glied eine k-te Potenz, welches wäre ihre Basis?
Des factorielles ? Prenez le quotient : elles se simplifient magnifiquement.
Une grosse puissance k-ième ? Prenez la racine : elle l'annule d'un coup.
Bon à savoir : quand le quotient conclut, la racine conclut aussi et donne la même valeur.
L'inverse est faux. La racine est le plus puissant des deux outils.
Fakultäten? Nehmen Sie den Quotienten: sie kürzen sich herrlich weg.
Eine grosse k-te Potenz? Nehmen Sie die Wurzel: sie hebt sie auf einen Schlag auf.
Gut zu wissen: wo der Quotient entscheidet, entscheidet auch die Wurzel, mit demselben Wert.
Umgekehrt gilt das nicht. Die Wurzel ist das stärkere der beiden Werkzeuge.
Retenez le résultat : en 1/ka, ça converge si a > 1, ça diverge si a ≤ 1.
Merken Sie sich das Ergebnis: bei 1/ka konvergiert es für a > 1 und divergiert für a ≤ 1.
4La méthodeDie Methode
On me donne une série. Que faire, et dans quel ordre. Ich erhalte eine Reihe. Was tun, und in welcher Reihenfolge.
5Les six erreursDie sechs Fehler
- Confondre l'indice et l'exposant. En bas, un numéro de place. En haut, une multiplication répétée. Index und Exponent verwechseln. Unten eine Platznummer. Oben eine wiederholte Multiplikation.
- Écrire n au lieu de n − 1. On compte les pas, pas les termes. Testez toujours sur n = 1. n statt n − 1 schreiben. Man zählt die Schritte, nicht die Glieder. Prüfen Sie stets bei n = 1.
- Croire que « les termes tendent vers zéro » suffit. La série harmonique est là pour vous rappeler le contraire. Glauben, «die Glieder streben gegen null» genüge. Die harmonische Reihe erinnert Sie ans Gegenteil.
- Confondre la suite et la série. La suite 1, ½, ¼… tend vers 0. La série 1 + ½ + ¼ + … tend vers 2. Folge und Reihe verwechseln. Die Folge 1, ½, ¼… strebt gegen 0. Die Reihe 1 + ½ + ¼ + … strebt gegen 2.
- Appliquer la somme géométrique avec r = 1. On diviserait par zéro. Dans ce cas, la somme vaut n × t₁. Die geometrische Summe mit r = 1 anwenden. Man teilte durch null. In diesem Fall ist die Summe n × t₁.
- Conclure quand c = 1. Le critère n'a rien dit. Une série sur deux tombe dans ce cas. Bei c = 1 einen Schluss ziehen. Das Kriterium hat nichts gesagt. Jede zweite Reihe fällt in diesen Fall.
6Se testerSich prüfen
Six questions. Réponse immédiate, avec l'explication. Sechs Fragen. Sofortige Antwort, mit Erklärung.
7Lexique FR / DEFachwortschatz
| Français | Deutsch | RemarqueBemerkung |
|---|---|---|
| une suite | eine Folge | La liste elle-même.Die Liste selbst. |
| une série | eine Reihe | La somme de la liste. Ne pas confondre.Die Summe der Liste. Nicht verwechseln. |
| un terme | ein Glied | Un élément de la liste.Ein Element der Liste. |
| le rang | die Stelle · der Index | La position.Die Position. |
| la raison (arithm.) | die Differenz | L'allemand distingue les deux cas ; le français dit « raison » pour les deux.Das Deutsche unterscheidet beide Fälle; das Französische sagt für beide «raison». |
| la raison (géom.) | der Quotient | · |
| la somme partielle | die Teilsumme | Le total après n termes.Die Summe nach n Gliedern. |
| la limite | der Grenzwert | La valeur visée.Der angestrebte Wert. |
| converger / diverger | konvergieren / divergieren | · |
| la valeur absolue | der Betrag | Le nombre sans son signe.Die Zahl ohne Vorzeichen. |
| la racine k-ième | die k-te Wurzel | · |
| la puissance | die Potenz | Faux ami : Potenz, jamais Macht.Falscher Freund: Potenz, nie Macht. |
| la factorielle | die Fakultät | · |
| croissant / décroissant | steigend / fallend | · |
| la série harmonique | die harmonische Reihe | Le contre-exemple à connaître.Das Gegenbeispiel, das man kennt. |
| nécessaire / suffisant | notwendig / hinreichend | Le couple décisif du chapitre.Das entscheidende Paar des Kapitels. |